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DAILY STORIES

Une histoire de sœurs

13 mai 2019 / Photography
OPEN

Comment j’ai rencontré les sœurs Solveig, Lochlann et leur maman ?

J’ai rencontré Solveig il y a 4 ans. Elle était en 4ème, et j’étais son enseignante d’espagnol. De par son prénom viking d’abord, puis par sa façon d’être brillante dans tous les sens, Solveig a beaucoup attiré mon attention. Intelligente, oui, mais aussi gentille, honnête, souriante, calme, très mature… mais surtout, rayonnante ! Bref, l’élève que n’importe quel enseignant rêve d’avoir ! Voici une histoire de sœurs…

Un jour, elle a repéré mon pendentif, et elle m’a dit “madame, c’est un mjöllnir que vous portez au cou ? Un marteau de Thor ?”. C’est rare que quelqu’un me fasse cette remarque, et encore moins une jeune fille de 13 ans. Elle m’a donc parlé de sa maman et de sa passion pour les vikings, et on a vite eu envie de se rencontrer pour en discuter !

Ce que je ne savais pas à ce moment là c’est que cela n’étais que le début d’une belle histoire de sœurs.

J’ai très vite fait connaissance avec sa maman, Sylvie, et sa petite sœur, Lochlann, et elles sont tout de suite entrées dans ma vie ! Ce sont même elles qui ont adopté mon petit lapin Pompon quand j’ai dû m’en séparer suite à sa peur bleue de notre chien… il n’a pas pu avoir une meilleure famille !

Aujourd’hui, Solveig est au lycée, et sa petite sœur est maintenant mon élève en 5ème.

Une histoire de sœurs à immortaliser

Un jour, Sylvie m’a fait une demande très particulière. Elle m’a demandé si je pouvais faire une séance photo de ses 3 filles ensemble. “Trois filles? J’en connais que deux!”. A ce moment là, elle m’a raconté que, avant la naissance de Solveig, elle avait eu une fille, Chloé, qu’elle avait perdu. Mais cette histoire, c’est Sylvie elle même qui va vous la raconter:

“Mon petit champignon est née suite des années de traitement, et une grossesse sans
soucis. Après 36 heures de contractions de travail (eh oui ! 36 h ! J’ai battu le record de ma mère, qui elle avait eu 24 h de contractions de travail pour me mettre au monde), ma petite beauté a vu le jour (enfin la nuit car c’était le soir) par césarienne le 19 février
2000 à 18h40. Deux petits cris de souris, et hop j’aperçois mon bébé partir dans les bras d’une soignante. Puis…plus rien, pas un mot, le silence dans le bloc, alors j’attends,
heureuse, heureuse d’avoir enfin le plus beau cadeau que la vie venait de me faire.

Lorsque le gynécologue met mon lit dans le couloir, il me quitte en me disant “il va falloir
être forte”. Mais pourquoi me dit-il ça ? C’est si dur que ça les nuits blanches ?
L’allaitement ? Les couches ? J’attends, sur mon lit, dans ce couloir, seule, et mon bébé, que je n’ai qu’aperçu, me manque. Quand une soignante passe, je l’interpelle “quand
va-t-on me mettre dans ma chambre avec ma petite fille?” ” on ne vous a rien dit ?????
attendez, j’appelle le pédiatre (ses pas résonnent, puis…c’est la maman, elle a le droit de savoir, faut venir lui dire”. Là, la nuit la plus ensoleillée que je vivais jusqu’à cet instant,
s’assombrit d’un coup. Que va-t-on me dire ? Où est ma Chloé ?

L’annonce

“Bonjour, je suis le pédiatre de garde, votre fille a un souci au cœur, mais ce n’est rien, ça s’opère facilement de nos jours. Elle part tout de suite dans un centre de réanimation
dans le département voisin. Au revoir Madame”.  La nuit sombre est devenue très noire… On me remonte dans ma chambre, le père de Chloé m’apprend qu’elle a les choanes
de bouchés et que son cœur est très atteint. Mon bébé part sans moi, on ne s’est qu’aperçu, elle me manque et j’ai mal, oh pas mal physiquement non,  mal dans mon cœur, mal dans ma tête, mal pour ma Chloé qui souffre, seule, si petite, loin de moi. Première nuit
blanche.

Dimanche sur le matin, le centre de réanimation nous annonce qu’elle ne va pas vivre. Je n’ai pas le droit de bouger, on ne m’autorise pas à faire la route pour aller la rejoindre;
foutue césarienne ! Son père va la voir, et revient en me disant que le professeur qui a
pris mon petit champignon en charge pense à une maladie génétique rare, qu’ils vont lui
faire faire des examens et qu’on peut téléphoner quand on veut. Moi, ce que je veux,
c’est être auprès d’elle !

Aujourd’hui c’est mon anniversaire. Mes parents arrivent de Normandie. Maman me
donne un cadeau d’anniversaire en me chuchotant quelques mots, et avec dans les
yeux tout ce qu’elle garde au fond d’elle mais qui me fait si chaud au cœur. Merci maman pour cet instant. Je crois que je ne te l’ai même pas dit, excuse-moi. S’il te plaît, de là où
tu es, entends ce merci; et entends tout ce qui se cache derrière aussi. J’ai donc 29 ans et Chloé est née hier… Je ne le sais pas encore, mais plus jamais je ne fêterai mon
anniversaire.

Retrouvailles

Lundi est arrivé, et j’ai enfin le doit de faire la route !!!! Je suis impatiente, angoissée
mais si heureuse de te voir enfin. On arrive, habillage, désinfection, et…oh mon bébé
nous voila enfin réunie, enfin je peux te voir, te toucher, te sentir, te parler. Mon Dieu que tu es belle, toute petite, toute ronde et avec une chevelure incroyable. Tu ouvres les
yeux et me regardes, tu repousses un petit cri de souris, oui mon amour, je suis là,
maman est là, tu peux te reposer je veille sur toi.
Ce que je ne savais pas, c’est que je n’avais le droit de rester que quelques heures
auprès de toi. Mais pourquoi ai-je si bien obéi ! Pourquoi n’ai-je pas “tapé du point sur la table” pour demander à rester auprès de toi jour et nuit ! Pourquoi , pourquoi, pourquoi?

Le deuil

Les jours passent… un jour on nous annonce qu’il y a de l’espoir, un autre non, puis vient le jour où le professeur qui s’occupe de toi nous demande de le suivre dans son bureau. Tu as bien cette foutue saloperie de syndrome génétique rare, et peu d’espoir pour une
longue vie. Tu es décédée à 6h30 du matin, le 26 février 2000, et une partie de moi t’as
suivi. Le seul toit que je t’ai offert, fut ce monstrueux cercueil. Avec ton père nous avons
fait le choix d’une crémation, car je ne te voulais pas en terre, et n’appartenant pas aux
mêmes régions le choix du dernier lieu de ton petit corps était impossible à faire. Et puis, nous avons aussi pensé à tes futurs possibles sœurs et frères, et il était impossible de
leur léguer… 

J’ai accompagné ton petit corps jusque vers les flammes du four, et j’ai attendu que l’on
me remette l’urne dans lequel tes cendres reposaient. C’est ainsi que tu es rentrée chez nous…

Solveig et Lochlann

Quelques années plus tard, une autre petite bonne femme a vu le jour, au doux prénom
de Solveig. Pourquoi ce prénom? Car je voulais un prénom en rapport avec la vie.
Solveig, le chemin du soleil, et… quel soleil cette petite fille ! Pleine de vie, curieuse de
tout, jamais un mot plus haut que l’autre, altruiste, douce et belle. La vie m’a gâté, et bien plus que je ne pouvais l’imaginer. Je t’aime Solveig, fort fort fort.
Puis, comme le calme régnait entre nous deux, une autre petite frimousse est apparue
dans notre vie. Et oui, une troisième petite fille fille. Tout comme ses deux sœurs, elle a le cheveux blond, épais, et les yeux clairs. Lochlann, le chemin des lacs, mon bébé câlin, le clown de la maison, mon tourbillon d’amour, toujours le pas décidé, dynamique, curieuse, altruiste, et belle. Merci à la vie pour m’avoir donné un si gentil trésor. Je t’aime Lochlann, fort fort fort. Merci mes filles pour tout ce que vous m’avez apporté, pour avoir fait de moi qui je suis, et merci d’être qui vous êtes. Je vous aime.

La Baie d’Ecalgrain

Quelques temps plus tard… divorce, séparation de biens…

Où me recueillir ? Où me sentir proche de toi? Mon choix c’est, tout naturellement, porté sur la baie d’Ecalgrain. La baie d’Ecalgrain, lieu magique, mystérieux, féerique, jamais
identique. Lieu ensoleillé, brumeux, pluvieux, venté, parfois même enneigé, et pouvant
changer en quelques minutes.  la baie d’Ecalgrain, petite crique peuplée d’herbe verte,
de fleurs bleues, violettes, roses, blanches et jaunes, où se mêlent l’eau , le sable, les
galets et la roche. La baie d’Ecalgrain, belle, sauvage, indomptable. La baie d’Ecalgrain, petite mais puissante, parfois tourmentée mais toujours avec son esprit de liberté. Cela
ne pouvait être que là. Tu es la baie d’Ecalgrain. Je t’aime Chloé.”

La séance “une histoire de sœurs”

Bien évidemment, Sylvie voulait une séance photo de ses filles Solveig et Lochlann à la Baie d’Ecalgrain, afin d’avoir les trois sœurs ensemble. Une ambiance et un look qui soit un mélange entre viking, médiévale et bohème s’y prêtait à merveille. Mais un élément essentiel pour la séance étaient les fleurs. Sylvie voulait que les filles portent un bouquet de fleurs lors de la séance, avant de le lancer à la mer, à leur sœur Chloé.

Sans plus, je vais laisser les images parler d’elles mêmes …

Une histoire de sœurs en images

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baie d'écalgrain photographie

Une telle complicité, une si belle histoire de sœurs, autant d’amour…

Merci, Sylvie, Solveig, Lochlann et Chloé.

Merci de m’avoir laissé faire partie de tout cela afin de l’immortaliser.

Si vous aussi, vous souhaitez immortaliser une histoire contactez-moi.

Gran Canaria et moi

29 avril 2019 / Photography
OPEN

Une décennie à vivre loin de sa maison

Je voulais que mon premier article sur mon site soit spécial et personnel. Me voici donc prête à ouvrir mon cœur à vous ! Voici donc Gran Canaria !

Le Roque Bentaiga de gran canaria et moi

Je vais vous parler de mon île, Gran Canaria, et de tout ce qu’elle signifie pour moi. Comme vous le savez, je suis originaire des îles Canaries (Espagne). Je suis celle qui est partie en Erasmus étant à la fac, et qui n’est jamais revenue. J’avais toujours su que je partirais, c’est pour cela que j’avais fait des études de langues et traduction, car ma soif de voyages et d’aventures était trop grande pour rester dans une si petite île. Pour cela, j’ai quitté mon pays il y a 10 ans, et j’ai laissé derrière mes parents, mon petit frère, ma petite sœur d’amour, mes amis… Et je ne regrette pas mon choix.

Ma petite sœur devenue une femme

J’écris ceci maintenant car je suis à peine rentrée de ma visite annuelle à la maison, mais celle-ci a été spéciale. J’ai réalisé que cela fait déjà une décennie que je suis partie, un tiers de ma vie déjà. Ma petite sœur, qui est bien plus qu’une sœur pour moi, a 10 ans de moins que moi. Ceci dit, elle avait 10 ans quand je suis partie… et elle en a 20 maintenant. Elle a suivie un chemin très similaire au mien, elle est en fac de langues, et au même âge que moi elle s’apprête, à son tour, à partir en Erasmus (aussi) vers le Nord de l’Europe.

Ma sœur et moi dans notre... euh, sa chambre

Quand elle était petite, on partageait notre chambre, on avait nos délires chaque soir, on parlait et on rigolait en permanence dans cette chambre… J’ai pu remarquer qu’elle n’est plus la mienne, du tout. Cette chambre est maintenant la sienne. Pendant des années elle est restée à peu près comme je l’avais laissé, mais plus maintenant. J’ai du comprendre et assumer que je dormais dans la chambre de ma sœur.

Retour à la fac de Las Palmas de Gran Canaria

En arrivant, elle m’a demandé si je voulais l’accompagner à la fac car elle avait un exposé à faire. Très contente, je suis venue avec elle. Et là, le coup de vieux était très grand ! De retour à ma première fac, où j’avais vécu tellement de choses. Puis ma sœur me conduit dans la salle de classe où j’avais assisté à tellement de cours… Je me suis assisse là où je m’asseyais il y a 10 ans, j’ai revu mes copains autour de moi dans mes souvenirs. Et quand j’ai vu son enseignante arriver j’ai rigolé bien fort… je l’avais eu aussi !

Cette explosion de sentiments, avec mes souvenirs qui se mélangeaient avec le présent de ma sœur, a été ensuite remplacé par une grande fierté. Quand j’ai vu ma petite sœur parler dans un anglais parfait devant toute sa promotion, avec autant d’assurance en elle, un discours tellement bien fait… J’avais devant moi une femme, avec des idées très claires et un avenir brillant. Mon petit bébé a bien grandi, et je suis tellement fière d’elle…

Ma petite sœur en plein exposé à université de gran canaria

Les après-midis aux Canaries

Bien évidemment, j’ai aussi retrouvé le bonheur d’aller boire une bière bien fraîche avec mes amis au coucher de soleil de la plage de Las Canteras pendant qu’on se raconte tout ce qui s’est passé dans nos vies cette dernière année et qu’on se rattrape… Puis après des nouveaux délires s’ajoutent à notre liste des moments précieux vécus ensemble !

Auditorio Alfredo Kraus Las Palmas de Gran Canaria
Des moments entre amies à gran canaria
Une bonne bière bien fraîche plage gran canaria
Coucher de soleil à Las Canteras Las Palmas de Gran Canaria

Mon héritage de Gran Canaria

Depuis un an, je m’intéresse un peu plus à mes origines. J’ai fait un test ADN qui a confirmé que je suis bel et bien descendante des aborigènes des Canaries et des colons espagnols d’Extremadura. Et pour compléter cela, je me suis intéressée à mon arbre généalogique. J’ai donc profité d’une visite chez ma grand-mère qui, avec grand plaisir, m’a sortie ses albums avec des vieilles photos, en plus des livrets de famille.

Ma grand-mère… la seule que j’ai connue, et celle qui m’a élevée. Celle avec qui j’ai toujours eu autant de complicité, et celle à qui tout le monde me dit que je ressemble comme deux goûtes d’eau ! Voir ses photos de mariage, ses photos quand elle avait mon âge, l’entendre parler de sa mère – à qui, selon elle, je lui fait penser tellement ! Je ne peux que remercier l’univers et tous mes ancêtres de l’héritage qu’ils m’ont laissé.

Mes grands parents à leur mariage
Mes grand-parents le jour de leur mariage
Mes grands parents dans les années 60
Mes grand-parents dans les années 60
Ma grand-mère
Ma merveilleuse grand-mère

Ce jour là, ma grand-mère m’a dit “j’ai quelque chose pour toi…”. Elle m’a sorti un appareil photo argentique des années 60. “Ton grand-père, qui m’adorait autant, me l’avait offert quand on était jeunes, car j’adorais la photographie. Je veux que tu le gardes, maintenant.” Avec cela, une robe et un chapeau à elle, car “ça va être plus joli sur toi que sur moi”, et les émotions à fleur de peau !

Autoportrait avec l'appareil hérité de ma grand-mère
Autoportrait avec l'appareil hérité de ma grand-mère gran canaria

Gran Canaria : Île volcanique, nature sauvage

Je ne peux pas rentrer à Grande Canarie et ne pas aller au sommets ! Les îles Canaries étant volcaniques, elles sont petites mais très élevées. Et j’ai toujours aimé les montagnes, les forêts, et prendre de la hauteur. Il est bien évident que c’est mon lieu préféré de l’île !

Avec mes parents, ma sœur et son chéri (car oui, elle a assez grandi…), nous avons improvisé un pique-nique canarien entourés de pins et avec une vue sur l’ile entière ! On est passés dans la petite épicerie du coin, on a pris du fromage, du vin, du rhum, des amandes… le tout très local ! Le monsieur nous a donné des verres et un couteau, et on s’est régalé, on a rigolé… on a passé une journée comme je les aime ! Et surtout, j’ai pu reconnecter avec la nature sauvage de cette île volcanique à laquelle j’appartiens…

El Roque Nublo de Gran Canaria
El Roque Nublo
Mes parents
Mes parents
El Roque Nublo de Gran Canaria
Moi, aux sommets
gran canaria Des pins canariens et du soleil

Les couchers de soleil sur les côtes de Gran Canaria

A ce moment là, mon amie m’appelle pour me dire qu’elle est avec sa mère sur la côte près du phare, et nous propose de leur rejoindre pour regarder le coucher de soleil comme il faut ! Beaucoup trop tentant pour dire non, on a fait le tour de l’île et nous les avons rejoint ! Autant dire que les mots ne suffissent pas pour décrire les sentiments qu’on peut avoir quand on est réunie avec la famille et les amis, avec des bières et du fromage local assis sur la roche volcanique, devant l’Atlantique à regarder la journée s’étendre dans une lumière dorée… Les photos, par contre, peuvent aider à mieux comprendre !

Côte de Sardina del Norte de Gran Canaria
Phare de Sardinas gran canaria
Ma maman, souriante comme elle est gran canaria
L'Atlantique et la roche volcanique gran canaria
Ma soeur qui raconte une drôle d'histoire
Ma famille, mes amis, par terre, heureux
Tropical, la bière locale
Les amoureux
Ma soeur et son chéri
Ma mère qui saute comme une chèvre
Mes parents
Le téléphone de ma mère qui prend une belle photo de El Teide
Admiration du coucher de soleil de Gran Canaria
El Teide, coucher de soleil
Au loin, c’est l’île de Tenerife. Et le grand volcan au milieu c’est El Teide, avec ses 3718 mètres de hauteur, qui nous regarde de partout !

Il se trouve que, malgré les 20 ans que j’ai vécu sur l’île où je suis née, à chaque fois que j’y retourne je découvre des nouveaux endroits où j’avais jamais été avant. Cette fois-ci, une ancienne copine de lycée, que je n’avais pas revu depuis notre BAC, m’avait contacté pour faire une séance photo avec son chéri et leur fils. Ils voulaient leur photos dans un endroit que je ne connaissais pas. C’était sur les criques, il y avait une vue panoramique sur la capitale, Las Palmas. Comment ça se fait, que j’avais jamais été ?! On a donc profité pour y aller en famille, bien évidemment !

Las Palmas de loin Las Palmas de Gran Canaria
"Tunera", a.k.a. cactus Las Palmas de Gran Canaria
La vue depuis El Confital Las Palmas de Gran Canaria
Mon père qui regarde l'horizon lointain Las Palmas de Gran Canaria

C’était le lieu et le moment idéal pour offrir à ma sœur et à son chéri une séance photo, une fois que celle de mon ancienne camarade de lycée était finie… !

Les amoureux sur les roches
Les amoureux au coucher de soleil
Les amoureux se prennent une vague pendant qu'ils s'embrassent
Les amoureux s'embrassent
Coucher de soleil à El Confital

La vie d’une expatriée

Vivre loin de sa famille et de son île de Gran Canaria n’est pas facile tous les jours, et même 10 ans plus tard les larmes sont toujours au rendez-vous quand il est l’heure de s’embrasser une dernière fois avant de prendre l’avion (même en écrivant ceci, je vois moins net…). Mais avec le temps, on se crée aussi une famille et une maison ailleurs. Maintenant je pleure autant quand je pars en France que quand je pars aux Canaries. Dix ans plus tard, la Normandie est devenue ma nouvelle maison. Et quand je prends l’avion de retour et je vois Gran Canaria s’éloigner je sens toujours mon cœur arraché. Mais une fois descendue du train qui me ramène à Saint-Lô, mon mari m’attend à la gare avec notre chien et un bouquet de fleurs, et ensuite on rentre à la maison.

Les nuages et les couleurs de l'arc-en-ciel depuis l'avion

Finalement, s’expatrier ne signifie pas vivre loin de sa maison et se sa famille. S’expatrier signifie avoir deux maisons, deux familles, deux pays, deux cultures… Deux fois plus d’amour et de bonheur. Et cela fait de moi la personne que je suis aujourd’hui : tout ce que j’ai hérité de mes ancêtres, tout ce que ma famille m’apporte, tout ce que j’ai appris par les voyages et les personnes que j’ai rencontré, et tout ce que je crée dans ma vie, avec tout ce qui viendra.

Autoportrait avec l'appareil hérité de ma grand-mère gran canaria

-Eirin

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24 octobre 2017 / Uncategorized
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